Archives de Catégorie: Uncategorized

Cahier de révision

Il existe un moment assez étrange dans la vie d’un enseignant : celui, où il conçoit ses cours. La difficulté réside dans le fait que ce moment peut survenir à n’importe quel instant de votre vie. Vous achetez du pain et, surprise, vous voyez exactement comment vous allez pouvoir expliquer le principe de la chaîne de valeur. Les PowerPoints dansent alors sous vos yeux comme des feux follets un soir de pleine lune. Non, je ne rigole pas, l’enseignement est une addiction.

Un dilemme s’est posé à moi récemment : comment faire en sorte que mes étudiants puissent réviser un (mon) cours les mois d’été ?

Cahier des charges:

Il faut que les révisions soient digestes. Donc courtes.

Il faut que la structure de la révision corresponde au déroulement du cours sans reprendre les détails pour éviter de donner aux suivants l’envie de sécher « parce qu’on trouve tout en ligne ».

Il faut que cela ne me prenne pas plus d’une demi-journée de préparation par unité.

Première difficulté : la langue. Eh oui, quand on enseigne dans une langue étrangère, l’intérêt du cours n’est pas uniquement lié au contenu, mais également à la pratique de la langue. Il faut de l’audio. Mais de l’audio lent.

Deuxième difficulté : je dois pouvoir concevoir le cours avec un minimum de moyens. Alors, mettre un fichier audio seul sur le net, c’est facile. Mais le format podcast avec une image figée pousse l’auditeur moyennement concentré à faire autre chose (comme regarder des Lolcats sur Youtube). C’est pour cette raison qu’on utilise des PowerPoint en cours : pour focaliser l’attention. La concurrence avec les Smartphones est rude. Les podcasts avec beaucoup d’images, c’est bien, mais dans ce cas une vidéo, c’est mieux.

Troisième difficulté : le temps. Une demi-journée par séquence, c’est un maximum. N’oublions pas qu’il s’agit d’un travail bénévole.

Quatrième difficulté : il faut que j’apprenne également des choses, sinon je vais m’ennuyer sec. Donc, il faut que je parte de ce que je sais faire pour faire des choses que je ne sais pas encore faire. L’enseignement à distance, je sais faire, mais les vidéos, je débute, c’est parfait.

Je suis donc joyeusement parti dans le sens des vidéos. Mais voilà, le matériel vidéo n’est pas évident à déplacer et mon bureau est partagé. Le résultat n’étant pas probant parce que le slurk slurk de la machine à café comme bruit de fond est passablement pénible, j’ai fait le pari du dessin animé de moins de 10 minutes.

L’expérience est lancée, la seule chose qui cloche encore, c’est le temps passé sur les vidéos…

Publicités

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Extrait : Johann Lorenz von Mosheim ou Le paradoxe de l’orthodoxie modérée

De la classification

S’il est une constante dans la recherche historique, c’est bien celle de la volonté de classification. Pourtant, aussi étudiée et logique soit-elle, aucune forme de classification ne peut prendre en compte les variations presque infinies du comportement et du caractère humain et il devient ainsi vite nécessaire d’ajouter sans cesse des sous-familles, elles-mêmes incapables de couvrir les différentes variantes individuelles d’un même sujet. Si les Lumières se déclinent en Lumières modérées et Lumières radicales, il est évident que, même au sein de ce qu’on pourrait comprendre comme un courant uni par une même volonté intellectuelle, les liens entre les différents acteurs ne sont pas toujours satisfaisants. Les grandes idées philosophiques créent bien des sillons d’influence qui permettent de regrouper de manière générale ceux qui s’y rattachent, mais il serait dangereux de prétendre que l’interprétation et les raisons d’adhésions à tel ou tel courant puissent être intégralement transposables d’un individu à l’autre. On peut donc bien, au moment M prétendre ou même prouver qu’Untel est plus ou moins clairement influencé dans sa perception du monde par un certain travail philosophique, mais son but et son interprétation des idées auxquelles il se rattache, lui restent propre. S’il est largement ancré dans un courant idéologique, la classification ne pose a priori pas de problème, tant qu’elle remplit sa fonction de cadre de classement général et non d’intention. Un individu X rejoint alors une école E avec une tendance au courant C toujours au moment M.

(…) à suivre

François Thirion, Johann Lorenz von Mosheim ou Le paradoxe de l’orthodoxie modérée

1 commentaire

Classé dans En cours d'écriture, Uncategorized